jeudi 8 janvier 2015

Onze hommes et une femme

J'ai la gueule de bois et pourtant je n'ai rien bu. Hébétée, groggy avec une forte envie de dire au monde entier « allez vous en ! ».
Hier encore, je me suis réveillée en me disant que, quand même, il était temps que j'écrive une petite bafouille pour des vœux et 2015. Aujourd'hui, je me réveille avec l'envie d'écrire mais je ne sais pas quoi. Je ne sais pas dessiner mais je sais écrire.

En 1986, lorsque la bombe a explosé rue de Rennes, j'étais rue d'Assas avec une copine. Je ne sais plus quelle heure il était ni ce que nous y faisions mais j'étais au lycée pas très loin donc je me baladais beaucoup dans tout ce quartier. Il y a eu un bruit et j'ai eu la chair de poule sans comprendre pourquoi. « Tu as entendu ? ». Les sirènes des véhicules ne se sont pas faites entendre tout de suite en fait. J'ai l'image en tête du boulevard de Port-Royal fermé à la circulation des voitures et le ballet incessant des véhicules de secours toutes sirènes hurlantes. Dans le 91 qui me ramenait, je les voyais passer et je tremblais. Lorsque je suis enfin arrivée chez moi, là-bas du côté de la Mouffe, ma mère est devenue livide en me voyant car apparemment j'étais grise. Je me suis effondrée en larmes sans parvenir à me calmer pendant longtemps. Ma représentation du monde a volé en éclat ce jour là. Il y a eu d'autres attentats par la suite. Il y avait un climat de peur et de défiance assez impressionnant. Sortir, prendre le métro, vivre, tout cela était un acte de résistance à la peur.

vendredi 19 décembre 2014

Manquons-nous! - Brève d'hiver


Il y a le manque comme une faille abyssale à l'âme, celui qui ne pourra jamais être comblé car la personne n'est plus. Peut-être pourra-t-il s'atténuer ou s'estomper un peu mais jamais il ne disparaîtra. Il est de ceux qui viennent vous cueillir au coin d'une rue parce qu'une odeur, une démarche ou un rire ravivent la mémoire.

lundi 1 septembre 2014

Le féminisme et moi - Coup de gueule

Jusqu'à ce qu'un jour le mec d'une amie me dise « t'es féministe toi », jamais je ne m'étais posée la question en ces termes là. Je suis une femme qui considère que tous les citoyens ont (ou devraient) avoir des droits égaux quelque soient sur sexe/genre/couleur/que sais-je encore. Alors quand j'ai entendu cette phrase, j'ai ri et pourtant, j'ai fini par y réfléchir.

Je ne viens pas d'une famille de militantes féministes. Pas du tout même. Mais je viens d'une famille où, du côté maternel entre autre, les femmes ont des personnalités affirmées et des histoires singulières. 

mercredi 27 août 2014

Et si j'assumais...?

Au début, j'avais prévu que ce billet soit un peu humoristique dans le genre « auto-promo outrageuse ego trip ». Mais pendant que j'y réfléchissais, cela m'a conduite à décortiquer le processus et je n'ai plus eu envie d'être dans l'humoristique « auto-promo outrageuse ego trip ».

mardi 8 juillet 2014

Tout ça, c'est de la faute à Sophie Gourion

Ça a commencé fort innocemment : je papotais par tweets interposés avec Sophie de mon expérience un peu hallucinante de l'entretien d'embauche que je venais de passer. Et là, elle dit « mais tu devrais ouvrir un blog pour en parler ». Je vais vous passer les détails des « ah oui tu crois ? » en passant par « mais ça n'intéressera personne » pour finir par « bah, j'aime écrire et pour le reste on verra bien » (c'est pas du verbatim et j'avais une flemme colossale de remonter ma TL pour retrouver l'échange précis).

mardi 1 avril 2014

Coup de gueule ou quand une campagne de Médecins Du Monde est lâchement détournée

(faut-il le préciser?! Ceci n'est PAS un stupide poisson...)

Ça se passe aujourd'hui à la station Edgar Quinet. Je sors de la rame en face de cette affiche. Et là gros gros malaise...

Affiché détournée "Bébés et" a  été rajouté