Travailler
en usine, avec des horaires décalés et tout ça, ne veut pas dire
que cela se passe mal. Il y a des moments où c'est l'horreur,
d'autre où l'on se fait engueuler, mettre la pression, planter par
les collègues. Il y a des moments de désœuvrement. Oui, il
m'arrive d'être payée à rien faire ou à faire semblant. Il y a les moments ordinaires, d'un huit à l'Uzine. Il y a des moments
d'ennui, mais d'ennui. Quand je ne suis pas sur la Speed mais à un
autre poste ou alors que la ligne débite au ralenti. Il y a du travail,
donc, mais juste pas assez pour avoir les yeux rivés à l'horloge
qui nous nargue sur le mur en face. C'est une abomination cette
horloge. Parfois, elle fait exprès de reculer, j'en suis sûre !
Et
puis, il y a quelques bons moments. Pour que vous compreniez, le
planning est fixé pour une semaine et les équipes sont constituées
pour une semaine. Chaque semaine, cela change. Dans les faits, une
fois que c'est établi, c'est plus ou moins le même qui est affiché
chaque semaine. Ce qui change surtout, c'est la/le chef de ligne.
Donc, je travaille, à quelques variations près, toujours avec les
même, lorsque la Speed tourne (parce qu'elle ne tourne pas tous les
jours).
Les filles de la ligne Speed.