Il
y a eu plusieurs événements qui m'ont donné la gigote des doigts
et les fourmillements du clavier. L'article de Corinne Perpinya. La
réponse de Sophie Gourion. Un « jeu chaine » sur
facebook proposant de lister 10 livres qui avaient marqués d'une
façon ou d'une autre, de taguer 10 amis en incluant la personne qui
vous avait elle-même taguée afin qu'elle voit votre réponse (ça
parait compliqué mais ça ne l'est pas!)... Mon propos n'est pas de
réagir à ces articles mais les lire m'a fait me questionner sur mon
rapport à la lecture. Je ne pensais pas vraiment écrire quoi que ce
soit à ce sujet. La chaine a, toutefois, enclenché les symptômes
décrits plus haut (Sophie, je te vois sourire...).
Il
se trouve qu'en plus, avec le temps hivernal pluvieux froid qu'il
fait, j'investis massivement LE coin cocon ultime de chez moi :
ma bibliothèque. Oui parce que voyez-vous, chez moi, j'ai une
bibliothèque avec musique, banquette et cheminée... (ce que je ne
dis pas c'est que cette « pièce » est un renfoncement au
bout du salon et qu'elle fait 4m²
alors ôtez-vous de la tête l'image d'une grande pièce avec
fauteuils clubs en vieux cuir et des kilomètres de rayonnages).
Donc, blottie sous un plaid, devant le feu qui crépite, un café/thé/pisse-mémé,
des biscuits et avec du jazz (ou toute autre musique propice à ma
lecture), je me régale, je me délecte, je déguste, je savoure, je
dévore, je m'immerge, je frissonne, je ris, j'anticipe, je crains,
je voyage, je fonds, j'humidifie mes yeux, j'aime. Bref, je lis... De
la science-fiction, des polars, des récits, des romans, des nouvelles et même parfois de la poésie. De tout sauf des "classiques", des "bons" livres, de la "vraie littérature". Oui parce
que mon rapport à la lecture est complexe, à moins qu'il ne soit
compliqué je ne sais pas vraiment.